L'obscur me soulage. Avoir droit au silence, aux pensées qui reviennent. Au début, c'était avoir droit à la rage, à tout ce que la douleur révèle de soi. Un vertige. Avoir droit à la haine aussi. Pour tous les sacrements qui ne tiennent aucune promesse. Jamais. C'est dans la nuit que j'ai appris qu'il n'y a aucune consolation, non. Jamais, jamais. Il y a des choses qu'on ne peut apprendre que la nuit. Il faut bien que tout soit OBSCUR pour oser les penser.

 

Profanes de Jeanne BENAMEUR (page 35).

L'obscur L'obscur L'obscur
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