"J'ai commencé à éprouver un sentiment, je veux dire un vrai, à ce moment-là. En sortant de la voiture, à Wandermines, sous la pluie. On ne parle pas assez de l'influence des lieux sur l'affect. Certaines nostalgies remontent à la surface sans prévenir. Les êtres changent de nature, comme dans les contes. Au milieu de cette confrérie en habits du dimanche, se pressant vers la mairie pour échapper aux gouttes, tenant le bras d'Odile pour l'aider sur le parvis glissant, j'ai éprouvé la catastrophe du sentiment".


C'est un défilement de petites histoires personnelles plus ou moins liées les unes aux autres par des personnages communs. On peut dire que ces bouts de vie sont axés sur le couple, qu'il soit officiel ou officieux, avec une prédilection pour la désillusion et le pessimisme à tous les étages. Pour tout vous dire, le seul couple qui est heureux en ménage, ont un enfant interné psychiatrique ! Autant vous le dire tout de suite, c'est tout à fait le genre de romans que je déteste ! J'ai horreur de ce pessimisme qui vous colle à la peau, de cette vision du couple. Oui, construire un couple et le faire durer, ce n'est pas toujours une sinécure mais quand même, il y a des couples qui partagent de l'amour et bien d'autres choses...
Autant, j'ai beaucoup aimé "Art" de cette auteure, autant ce petit roman m'a agaçé !
Une tout autre analyse chez Jules

 

Retour à l'accueil