Cher Francis,
Il en est de même des rencontres artistiques que des rencontres amoureuses. Il y a les rapides, violentes et passionnées, qui durent un certain temps et qui se terminent souvent en douleur et puis il y a celles qui se construisent petit à petit et qui se bonifient avec le temps, ce qui n’empêche pas des accros de temps en temps.
Ma rencontre avec vous (en tant qu’artiste, bien-entendu) fait partie de la deuxième catégorie. Certains sont devenus fans dès la sortie de ‘Je l’aime à mourir’ et pourtant même si cette chanson est belle, ma symbiose avec vous, ne c’est pas fait avec elle. D’ailleurs, ma vie étant assez agitée à cette période de vos débuts que je ne saurais dire vraiment, à quel moment je suis devenue une de vos inconditionnelles.
A quoi tient une telle osmose ? A des choses toutes simples, je pense. Vous parlait de sujets qui me tiennent à cœur comme l’amour, l’amitié, le racisme, l’indifférence, l’amour de la nature, la liberté, et vous y mettez des mots et des images que j’aime. Et souvent, quand j’écoute un de vos textes, je me dis : < Mais comment a-t-il fait pour trouver ces mots qui nous touchent, nous émeuvent, qui collent merveilleusement bien au message > ?
L’amour, tout d’abord, l’amour aux multiples visages. Celui de l’amour d’une mère avec ‘Une star à sa façon’ dans l’album ‘les chemins de traverse’. L’amour d’une femme avec ‘Je l’aime à mourir’, ‘Petite marie’, ‘la fille qui m’accompagne’ et bien d’autres.
L’amour interdit avec une des mes chansons fétiches ‘l’encre de tes yeux’ de l’album ‘Fragile’. L’amour passionnel avec ‘Le pas des ballerines’ de l’album ‘Sarbacane’ et la rupture d’amour avec ‘Encore et encore’.
Le racisme, avec ‘Said et Mohamed’, ‘Leila et les chasseurs’ etc…
Mais je ne vais pas énumérer tous les sujets que vous traitaient avec vérité et justesse, ce serait bien trop long…
J’ai eu le plaisir de vous voir en concert en 1992 lors de la tournée ‘Hors Saison’ et cela reste pour moi un de mes meilleurs souvenirs de ce genre d’évènements.
Mais au-delà de l’artiste, il y a l’homme que vous semblait être qui me plaît. Vous,l’homme resté fidèle à sa région, à son accent, à ces convictions et qui n’a suivi aucune mode mais seulement un chemin personnel et artistique qui lui convenait, l'homme qui aime la féminité et les femmes, il suffit d'écouter 'Elles nous regardent' que l'on trouve dans les 'Beaux dégâts', mais ce n'est pas la seule.
Aujourd’hui sort votre dernier album ‘Les roses et les orties’ et il me tarde de l’écouter en entier mais si je me fis à la très jolie chanson sensuelle ‘la robe et l’échelle’ qui est déjà passé sur les antennes, je pense qu’une fois de plus, je vais être sous le charme et à cette occasion, je voulais vous dire que j’admire l’artiste que vous êtes et l’homme que vous semblait être.
Dans mon petit monde de bloggeuse, je ne pense pas être la seule à vous apprécier et j’en connais au moins une, je partage donc ce billet avec Florinette et avec Fashion qui en plus vous trouve 'So Sexy'.
Bien entendu, je ne pouvais pas finir ce billet sans quelques vidéos dont une en duo avec Isabelle Boulay sur 'C'était l'hiver' et une avec 'la robe et l'échelle'.
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