Seule dans sa maison battue par les vents d'hiver, une vieille femme qui n'a plus que quelques mois à vivre écrit à sa petite fille. Avant de disparaître, elle souhaite resserrer les liens distendus par les aléas de l'existence. Pour cela, elle n'a que des mots. Des mots d'amour, ou des mots qui l'entraînent à évoquer sa propre vie. Elle raconte sans pudeur ni complaisance son enfance solitaire, son mariage de raison, la mort tragique de sa fille et parle pour la première fois du seul homme qu'elle ait aimé.

 

Mon avis : Si je n’aime pas les livres qui parlent des états d’âme de trentenaires  qui se regardent le nombril, il n’en va pas de même lorsqu’il s’agit d’un récit évoquant les pensées et l’existence d’une personne qui a un passé et des secrets. Ce roman est écrit sous forme de lettres que la vieille dame écrit à sa petite fille et ce choix m’a semblé judicieux.  J’aime beaucoup l’idée de transmettre une part de soi par ce biais là. C’est un roman plein de sensibilité et d’amour et également un livre qui analyse l’impact de notre famille, de notre éducation sur nos choix et sur la manière dont nous le transmettons par voie de conséquence à nos propres enfants. Ce roman nous parle également du passage si délicat de l’adolescence et des incompréhensions qui peuvent naître de part et d’autres.

Une très agréable lecture dont les 227 pages sont suffisantes afin que le récit ne devienne pas redondant.


En aparté : Je suis revenue de la médiathèque avec 7 livres alors que j’ai de quoi dans ma PAL et que je n’ai qu’une petite semaine de vacances (la semaine prochaine). Je me suis installée sur la terrasse afin de lire tranquillement les 4èmes de couvertures et j’ai ouvert celui-ci car Flo la Schroumphette m’en avait parlé. C’est étonnant comme dès les 1ères lignes, j’ai su que ce livre me plairait et c’est assez souvent que je ressens cela. En est-il de même pour vous ?

Par ici vous pouvez lire de billet d'Arlette, de Caroline, de Virginie, de Edigo, de belle de nuit
chez bouquin

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