la-douceur-assassine.jpgPauline rencontre Armand dans le bus. Il est prof de philo à la retraite, elle est vendeuse. Cinquante ans les séparent, mais c'est la même solitude. Entre eux va se nouer une relation inédite où n'entreront ni le sexe, ni la simple amitié, ni la relation du maître à l'élève. Et pourtant, chacun va bouleverser la vie de l'autre, lui donnant la joie de revivre et la révolte jubilatoire contre les préjugés d'une société où l'on n'a plus le droit d'être vieux, ni les moyens d'être jeune. Mais quel est le prix à payer pour cet instant de douceur ?

Mon avis : Une belle rencontre quasi-improbable dans une société ou presque sans s’en apercevoir on s’oblige à suivre des codes. Des codes qu’on nous a dressé mais ceux aussi qu’on s’impose, qu’on s’oblige que ce soit conscient ou pas. Une touchante histoire sur la solitude de la vieillesse, sur les blessures qu’une jolie jeunesse peut cacher sous sa simplicité et sa joie de vivre. Une rencontre qui verra la vie de ces deux êtres changés à jamais et qui permettra à un 3ème de reprendre sa vie en main. Un roman qui parle aussi du fossé qui peut se creuser entre un père et son fils. Chacun croyant connaitre l’autre et finalement n’en ayant qu’une vague idée et de plus déformée par les non-dits, par les jeux de rôle qu’on se force à jouer d’un côté comme de l’autre.  Une lecture qui laisse en même temps un petit goût amer et un relent d’espoir puisqu’il laisse entendre qu’à tout moment on peut reprendre sa vie en main que ce soit pas le biais d’une rencontre ou par la parole libérée.

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