la-vie-aux-aguets-copie-1.jpg

Pendant la canicule de l’été 1976, dans la campagne oxonienne, une jeune femme rend visite à sa mère, dont les propos la désarçonnent. Que penser en effet quand votre mère si anglaise, si digne, vous annonce tout de go qu’elle n’est pas Sally Gilmartin mais Eva Delectorskaya, une émigrée russe et une ex-espionne de haut vol ? Et pourtant Ruth Gilmartin doit s’y résoudre : tout est vrai. Depuis trente et quelques années, pour tenter de retrouver la sécurité, voire sauver sa peau, Sally-Eva a échafaudé avec soin le plus vraisemblable des mensonges.

Au fil de la lecture du mémoire que lui remet sa mère, Ruth voit sa vie basculer. À qui se fier ? À personne justement, comme le voulait la règle numéro un du séduisant et mystérieux Lucas Romer qui a recruté Eva en 1939 pour les services secrets britanniques. Mais Ruth comprend. Si Eva se découvre maintenant, c’est qu’elle a besoin de l’aide de sa fille pour accomplir sa dernière mission : régler une fois pour toutes son compte à un passé qui, du Nouveau-Mexique à un petit village de l’Oxfordshire, s’acharne à vouloir rattraper une vie, déjà depuis longtemps, habitée par la peur.


Mon avis : D’habitude les romans d’espionnage ne font pas partis de mes lectures car en général, je n’y comprends rien, c’est le même cas pour les films. Mais j’avais lu plusieurs avis positifs sur ce livre et je l’avais noté sur ma LAL depuis un bon moment après le billet de Papillon J’y ai pensé lors de mon dernier passage à la médiathèque et j’ai bien fait car j’ai vraiment apprécié.  Le roman se présente sur deux  périodes.  En 1976, au présent où nous suivons Ruth dans sa vie et dans sa découverte de l’ancienne vie de sa mère et dans la passé par le biais du journal écrit par Sally/Eva qui relate les évènements de sa vie d’espionne. C’est passionnant de suivre les circonstances qui ont amené cette jeune femme à être recrutée et formée afin d’intégrer un sous-groupe des services secrets anglais pendant la 2ème guerre mondiale. Très intéressant également de découvrir (pour moi), la manipulation, la désinformation orchestrée par les anglais afin que les américains, réfractaires à 90 % à leur entrée dans ce conflit, finissent pas changer d’avis. Finalement, ce sera l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais qui fera basculée l’opinion et le congrès américain. Du moins, c’est ce qu’on nous a dit ! Car en lisant ce genre de roman vous devenez complètement paranoïaque et cela vous pousse à reconsidérer des données qui nous semblaient acquises…Ce roman est aussi la relation à nos parents et à la perception que nous avons d’eux et de leur vie. Car finalement, souvent on croit connaître l’autre mais est-ce bien le cas ?

 

Un roman captivant qui parle d’amour, de manipulations, et de trahison.

D'autres avis chez BOB


badges_88x31_liredelire.pngEn aparté : Notre lecture de ce jour pour le club ‘Lire et Délires’  était une lecture d’un roman de Joyce Carol OASTES. Seulement j’ai tardé à commencer ‘Mère disparue’ et lorsque je l’ai enfin ouvert, je m’ennuyais au bout d’une trentaine de pages…

Toutefois, j’avais quand même envie de présenter un roman à mes consœurs de club et de cœur alors j’ai joué l’électron libre et j’ai décidé que ce serait celui-ci. J’espère qu’elles ne m’en voudront pas trop…

nbe0008.jpg

 

Retour à l'accueil