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Dans cette ville du Michigan où elle est née, entre supermarché, autoroute et lycée, tout destine Amy à l'adolescence sans histoire d'une jeune Américaine type. Tel est bien le souhait de sa mère, juive polonaise venue sur ce continent tout neuf pour tenter de fuir le passé familial. Mais dans la maison de tôle de Veronica Lane, les fantômes ne se laissent pas oublier. Les nuits d'Amy sont hantées par d'horribles cauchemars, où ressurgissent étrangement les suppliciés de la Deuxième Guerre mondiale, comme aussi le visage de sa soeur aînée morte à la naissance. Ses jours eux sont habités par de sourdes obsessions, qui peu à peu se matérialisent dans une course contre la montre pour échapper à la malédiction familiale, dont le ciel toxique de Bay City se fait l'écho. Le roman détaille les jours cruciaux de 1979, pendant lesquels le destin de la narratrice va basculer : le 4 juillet, fête de l'Indépendance et jour de ses dix-huit ans, la maison de tôle prend feu. La famille entière part en fumée, dans un saisissant retour de l'histoire, laissant Amy face à son présent. Tout l'enjeu de ce livre puissant et inspiré est bien dans la volonté désespérée de son héroïne d'en finir avec le passé. Devenue pilote de ligne pour échapper enfin à la poussière et à la cendre, elle n'aura de cesse d'interroger le ciel serein et indifférent... Grand roman américain en ce qu'il ne cesse de croire possible l'avenir de ses personnages, Le Ciel de Bay City interroge avec une effrayante justesse la capacité d'un peuple à oublier son histoire.

Mon avis : J’ai lu ce roman en apnée presque complète afin de ne pas me laisser envahir par la noirceur de ce livre. La narratrice est une adolescente déchirée entre le ciel de Bay City qu’elle ressent sans espérance et le ciel d’AUCHSWICH où tournoi encore  les cendres des juifs génocidés. Amy porte en elle la souffrance infligée au peuple de ces ancêtres par le biais d’un transfert de culpabilité générationnel.

Entre réalité quotidienne insipide et hallucinations, entre cauchemars et un avenir absent, Amy déteste sa famille, Dieu, le monde et surtout le ciel de BAY CITY et tentera de mettre fin à toute cette comédie funeste la nuit de ces 18 ans. Mais a-t-elle réellement fait ce dont elle s’accuse ?

Un livre trop sombre, un roman sans espoir, ce n’est pas fait pour moi…

De plus à décharge de ce roman, je pense que je suis en ‘overdose’ de ce sujet, que ce soit en films ou en livres.

Quand à l’écriture de l’auteure, elle aurait pu un tant soit peu compenser le pessimisme de cette histoire, si la multiplication des rappels au ciel et à ces couleurs ne nous donnait pas le vertige et la nausée !

En aparté : J’ai fini ce livre car il m’a été offert par une amie chère…

 Celles qui l'ont ressenti un peu comme moi : Papillon, Chiffonnette, Esmeraldae, Audrey , Joelle

Celles qui l'ont apprécié : Lucie, Antigone , la ruelle bleue 

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