http://1.bp.blogspot.com/_cqpW_7LFyok/RYkMhk3bjLI/AAAAAAAAAHA/_tEISV6Q2x0/s320/lapinblanc.gifSuis en retard, suis en retard, suis en retard !

Désolée, Chaplum, Zarline et Patacaisse mais me voilà, j'arrive enfin

 

 

 

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51Dj4oXHSHL._SL135_.jpgEn 1903 à Chicago, l’homme d’affaires Edwin Cheney et son épouse Mamah Borthwick Cheney passent commande de leur nouvelle maison à l’enfant terrible et déjà célèbre de l’architecture américaine, Frank Lloyd Wright.  

Six années plus tard, la bonne société de Chicago et la presse américaine sont secouées par le plus grand scandale de ce début de siècle : Mamah, tombée entre temps passionnément amoureuse de Frank, quitte Edwin et leurs deux enfants pour suivre l’architecte renommé en Europe. Lui-même abandonne sa femme Catherine et six enfants pour vivre cette passion. 

Berlin, Florence puis Paris pendant la grande crue de 1910, voient passer enlacés autour de leur liberté amoureuse hantée pourtant par la culpabilité, ces amants exceptionnels qui défraient la chronique de l’Amérique dévote et pudibonde du vingtième siècle naissant… 

Mais les tabloïds américains les plus fertiles et les plus sensationnalistes n’auraient jamais pu imaginer comment l’histoire de ce couple sulfureux allait exploser en 1914 après  leur retour aux Etats-Unis. La violence du dénouement laissera pétrifiés, au-delà des familles déchirées Cheney et Wright,  le monde des architectes, des féministes et des moralistes de bon ton…


Mon avis : Au-delà de la rencontre amoureuse, l’histoire de ces deux êtres ‘à part’ est aussi l’histoire de la rencontre de deux âmes, de deux personnalités, qui ont besoin de plus, de beaucoup plus, pour « être », pour « se réaliser », même si cela doit se faire aux détriments des autres. Leur route ensemble qui se termine dans le drame, sera exceptionnelle mais aussi semée de doutes, de culpabilité, de scandales difficile à gérer surtout pour Mamah et également de réflexions sur la condition féminine, sur la liberté individuelle. J’ai apprécié de suivre l’évolution de cette relation, les choix et les réflexions de Mamah. Je ne l’ai pas toujours comprise mais je me suis dit qu’il lui a fallu du courage ou de l’inconscience (ou les deux) pour faire les choix qu’elle a fait ! Le personnage de Frank m’a semblé plus difficile à appréhender dans la mesure où le roman nous parle de leur histoire à travers Mamah. Il m’a semblé que finalement Mamah ne s’est pas vraiment réalisé à titre personnel et qu’elle est resté dans l’ombre de cet homme et de son métier…Dommage, me suis-je dit !

En lisant ce roman, en particulier au moment où Mamah  doit faire un choix crucial entre sa famille et cet amour exceptionnel, cela m’a souvent fait penser au personnage de Franscesca dans ‘Sur la route de Madison’ et le choix tout à fait différent qu’elle fera dans une situation quelque peu similaire…


En aparté : Suite au visionnage du très beau ‘Sur la route de Madison’, je me rappelle d’une discussion avec mon homme à propos de ce genre de choix et de nos avis très différents. Si comme Mamah ou Franscesca, je m’étais retrouvée face à ce choix déchirant malgré ma personnalité qui me pousse plutôt vers la passion, je pense que je n’aurais pas pu laisser mes enfants…

 

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