Vu mon moral, ce billet est tout à fait de circonstance. Je pourrais vous montrer mes nouvelles créations de carte,
vous faire des billets sur un bon nombre de films que j'ai vu, mais le moral, la tête, le physique rien n'est vraiment en place. Ni tout à fait en forme, ni tout à fait au
fond.
C'est donc le moment de vous parler des livres que j'ai ouvert cette année et que j'ai refermé sans les finir pour une
raison ou une autre. La plupart sont du début d'année car il est vrai que la moisson de fin d'année a été plus réussie.
Le tour d'écrou d'Henry James
Je ne sais pas, j'ai pas accroché c'est tout. Me suis arrêtée à la page 29.
Je lui laisserais une nouvelle chance un de ces jours...
Les secrets de Londres de Lee Jackson
Je n'ai pas compris pourquoi ce livre a eu tant de succès à un moment sur la blogoboule.
Je me suis ennuyée mais alors d'un ennui profond. Pour un polar, c'est tout de même un comble !
Je ne peux vous dire à quel page je l'ai largué, car entre-temps je l'ai prêté.
Ronde de nuit de Sarah Waters
Vu les commentaires élogieux sur cette auteure (toujours sur la blogoboule), j'en attendais beaucoup. J'ai stoppé ma lecture page 101, pas vraiment emballé par l'histoire, ni par
l'écriture.
A ma décharge, Choupynette qui a lu plusieurs romans de cette auteure, m'a confirmée que celui-ci était le moins bon, et moi je fais confiance à Choupynette...
Je donnerais une nouvelle chance à cette auteure mais à ce livre, je ne sais pas encore...
La veuve du Sud de Robert
HICKS
Mais quelle idée j'ai eu de choisir ce livre lors de ma petite semaine enchanterresse à Marrakech ! Je n'ai
rien à reprocher à ce livre que j'ai fermé page 245, seulement le sujet n'était pas de circonstances.
De beaux lendemains de Russel BANKS
Encore un livre plébiscité, encore récemment par ma copine
Blue-Grey et pourtant je l'ai laissé en plan à la page 45 car je m'ennuyais.
Pourtant il faudrait que je le reprenne avant la fin de l'année car il fait parti de mon choix pour le challenge 'Blog'o'trésors' de Grominou. A moins que je modifie mon choix...
Je vous
laisse sur ces tristes constatations...
En aparté : Pour ne pas finir sur une note négative, je peux vous dire que pour la 1ère fois de ma vie, j'ai fait de la confiture. Enfin plutôt de la gélée. Je vous en parle dans quelques
jours.
« Comment va, ma’am, je m’appelle Luke Bodeen. Intéressée ? Bluesman, ajouta-t-il, et un
bon ?
-Melvira Dupree, répondit-elle. Sorcière »
Ainsi débute, eu printemps 1918, dans le delta du Mississippi, l’histoire d’amour du bluesman et
de la sorcière. Histoire magique et mystérieuse à une époque ou le ‘Jazz’ s’écrit encore « Jass » tandis que le grand exode du peuple noir américain vers le nord du pays
s’accomplit.
Le bluesman et la sorcière se séparent. Lui vers le nord où la musique nouvelle l’appelle, elle
vers le sud, sur les traces d’une mère qui l’a autrefois abandonnée.
Heureuse fatalité pourtant que cet amour vrai –« celui qu’arrive qu’une seule fois »-,
car l’amour est un sort qui nous veut du bien et contre lequel on ne peut rien. Ainsi parle le vaudou et tous les blues ne sont pas tristes, puisque le prince est un bluesman et la fée, rien
moins qu’une sorcière.
Mon avis : Quelle magnifique rencontre que celle de ces deux-là ! Deux
personnalités entières, particulières et passionnées. Lucas Bodeen, est bluesman. Il sent le blues, il respire le blues, il vit le blues. Melvira est sorcière vaudou mais dans le sens
guérisseuse. Elle aime son peuple et le regarde souffrir avec compassion et tente de le soulager avec ses dons qui lui viennent de sa mère…et de l’éducation d’une sorcière du Mississipi. Mais
Melvira traîne sa propre souffrance, ces propres doutes, ces propres faiblesses. Lucas Bodeen est un homme libre qui n'accepte pas les chaînes même celles de l'amour absolu. L'histoire de
ces deux êtres ne se réalisera pas sans souffrances, sans questionnement, sans dérives. En filagramme de l’histoire de Lucas et Melvira, c’est aussi l’histoire du peuple noir américain vivant au
bord du Mississipi. Car que doit-il faire ? Vivre de privations au bord de ce fleuve, à la botte des blancs, et à la merci de KKK ou monter plus au nord, à Memphis ou encore plus au nord, à
Chigaco ? Et que doit-on emporter avec soi comme croyance ? Celle du Dieu unique représenté par un barbu blanc ou alors garder et croire encore (comme ces peuples venus d’Afrique) à
d’autres croyances, à d’autres esprits, à d’autres forces, à d’autres manières de soigner, d’aider les gens. Ou alors est-ce possible de s’intégrer dans ce pays en alliant plusieurs
croyances ? Un roman fort qui va bien au-delà d’une passionnante et vibrante histoire d’amour.
Ce roman aurait pu être un coup de cœur si (comme dans la couleur pourpre) je n’avais pas été quelque peu gêné par une écriture qui
quelquefois prend le parlé de ces gens. Je sais bien que c’est totalement nécessaire mais c’est un petit handicap à la lecture pour ce qui me concerne. De plus j’ai noté quelques erreurs
d’impression et c’est vraiment dommage !
Quelques passages que j’ai particulièrement appréciés :
1/
-Pourquoi le vaudou ? demanda Casey à Zora Neale.
-Pourquoi pas le vaudou, répondit doucement Miss Rush. Tous deux s’occupent des
âmes.
-Q-q-quoi ?
-La littérature et le vaudou. Tous deux sont des outils qui façonnent les
âmes.
-Travail spirituel, compléta le Hibou. Littérature sacrée.
2/
Lucas s’assit sur les marches, ravi que son père le lui demande. Même avant que celui-ci ne
s’installe sous le porche, ils échangeaient rarement plus que des propos élémentaires. Leur amour était du genre silencieux. Il s’installa sur la véranda et attendit. Son père ne semblait avoir
envie que d’un peu de compagnie. Au début, il se sentit mal à l’aise, mais plus le temps passait, plus le calme de la soirée l’envahissait, et il se mit à parler rien que pour parler, et avant de
comprendre ce qui se passait, il sortait tout, des trucs qu’il avait envie de lui dire depuis si longtemps.
-Tu sais papa, j’ai
toujours eu envie de te dire comme je suis fier d’être ton fils.
Et comme l’aube qui déchire la nuit, il expliqua à son père qui il était, lui expliqua ce que
le blues représentait pour lui, lui parla de Melvira et comme il avait souffert de la perdre, lui parla même de sa chute.
-Je suis désolé papa. J’ai
pas été l’homme que tu m’as appris à être. Je t’ai laissé tomber.
Son père ne disait pas grand-chose, juste assez de grognements pour qu’il continue, pour
montrer qu’il comprenait. Il continua à parler longtemps après que le soleil eut traversé le ciel. Il avait tellement envie que son père sache qui il était avant qu’il ne soit trop
tard.
3/
Il haussa les épaules avec sympathie. Ils savaient tous les deux qu’elle n’avait pas le choix.
Elle était frappée de la Malédiction Vaudou, qui vous fait voir ce qui doit être fait et savoir qu’on en est capable. Le destin offre des choix, oui. Les destinées sont nombreuses et c’est dans
les décisions qu’elle prend que l’humanité révèle le meilleur d’elle-même. Mais certains choix sont FA, un choix qui n’en est pas un. Le destin, c’est l’idée que Dieu se fait du
jeu.
En
aparté : A la lecture de ce billet, je sais que quelques-unes de mes cop’s du Club et Délires vont se poser des questions…
« Mais enfin, Anjie, on ne comprend plus. On croyait que tu n’aimais pas les histoires
de sorcières ?
-Oui, je sais…Mais il y a sorcières et sorcières, vous
comprenez ?
-Euh, non pas trop !
-Mais si. Il y a des sorcières de la vraie vie comme cette Melvira ou comme la petite
Fadette et il y a les sorcières totalement imaginaires et là ce n’est pas mon rayon !
J’imagine bien leur tête dubitative...
Ce livre ne faisait pas parti de ma PAL, ni de ma LAL d’ailleurs. Je l’ai choisi pour son
titre, à la médiathèque et je suis ravie de m’être fier à mon feeling.
Livre lu dans le cadre du Club 'Lire & Délires'. Le thème choisi par Ofélia, un roman avec une ville dans le titre.
Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore
plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans
un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d'une nurse à la silhouette monstrueuse... Mœurs inavouables, violence, écrasant secret... Ce nouvel
univers est pourtant familier à Grey. Le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l'existence contestée datant de l'invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait
l'aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions...
Mon avis : A partir d’un fait historique survenu en 1937 à Nankin (en Chine)
lors de la guerre sino-japonaise, Mo Hayder nous propose un thriller efficace mais attention aux âmes sensibles.
Les deux personnages principaux de ce roman même une quête personnelle. Leur rencontre leur
permettra à chacun de pouvoir la mener jusqu’au bout…
Le roman est construit dans le présent, avec la vie et l’évolution de Grey depuis son
arrivée à Tokyo et dans le passé avec le journal personnel de ce vieux professeur d’université, rescapé du massacre de Nankin. Journal qui relate certains évènements (vécus ou vus par lui)
se déroulant à Nankin lors de ce terrible décembre 1937.
C’est un thriller efficace même si dans un premier temps j’ai trouvé que le personnage de
Jason était de trop, avant finalement de me rendre compte qu'il était nécessaire afin de faire le lien entre Grey et sa rencontre avec les Yakusas et également afin qu'elle puisse constater la
différence entre le mal et l'ignorance.
J’avais deviné le secret de Grey, cela a enlevé, un peu de l’intensité de ce thriller en ce qui me
concerne. Par contre, le personnage de la nurse est inquiétant aux possibles et confirme que quelles que soient les mafias, les armées, ou tout simplement les hommes, nous sommes capables
des pires atrocités, au nom de quoi, je me le demande bien !
Un thriller à lire si vous n’avez pas l’âme trop sensible.
En aparté : Je rejoins le ressenti de YueYin lorsqu’elle s’interroge sur l’auteure qui a
écrit ce livre lorsqu’elle était enceinte…
Et nos retrouvailles pour le Club sont aujourd'hui en Ariège chez Etoile des neiges qui
a la gentillesse de nous recevoir dans son chez 'elle'.
Roman lu dans le cadre de mon challenge (2/4) et dans le cadre également du tout nouveau challenge de BOUH
(1/2)
Toute ma vie je m'ai moquée de ce que les gens pensaient de moi. Mais dans mon coeur, c'était important Dieu qu'est-ce qu'il pensait. Et voilà maintenant j'ai
compris, il pense pas, il se prélasse là-haut, assis sur son trône à faire la sourde oreille. " Célie est née sous de tristes auspices. Hier régulièrement violée par son père et aujourd'hui
négligée par son mari, elle ne connaît des hommes que leurs pires travers. L'amour, pour elle, c'est d'abord Shug, une merveilleuse chanteuse de blues qui saura l'extraire de sa pauvre vie. C'est
aussi Nettie, sa sœur, missionnaire en Afrique, avec laquelle elle correspond sans relâche. L'amour, c'est encore le bon Dieu, à qui elle s'adresse parfois, même si elle a l'impression qu'il la
laisse un peu tomber.
Mon avis : Il y a des gens et donc des personnages de roman qui naissent avec l’envie de vivre et la foi
chevillées au cœur, ce qui leur permet de passer et même de surpasser toutes les épreuves de leur vie et rester eux-mêmes. Celie est un personnage attachant que j’ai suivi avec grand plaisir tout
au long de ce roman malgré toute la bassesse humaine qu’elle doit subir. Afin de pouvoir tenir le cap, Celie s’accrochera à l’amour qu’elle a pour sa sœur cadette dont elle restera pourtant sans
nouvelles pendant des années et par le suite, par l’amour qu’elle éprouvera pour Shug pourtant l’amante de l’homme avec qui elle vit. Au personnage de Celie, se rajoute d’autres personnalités
intéressantes comme Sofia, belle-fille de Celie. Un roman plein d’humanité qui aborde par divers biais, plusieurs sujets : Les conditions de vie des femmes noires, l’inceste, le racisme, l’esclave,
l’immigration et l’utopie de l’évangélisation de l’Afrique... Toutefois, j’ai eu un peu de mal au début du roman avec la manière de parler de Celie, qui a été gênante à lire, c’est une
particularité qui passe mieux dans le film. La fin du roman est en grande partie épistolaire puisque basée sur la correspondance entre les deux sœurs.
Roman mit en scène par Spielberg en 1986 avec la magnifique Whoopi Goldberg dans le rôle de Celie et que j’ai revu cette année avec toujours autant de plaisir.
"La guerre de 14, je ne l'ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l'humidité qui
traverse les os, les gros rats noirs au pelage d'hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d'excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout,
un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n'en finissait plus de s'acharner sur le simple soldat. C'est cette guerre-là que je n'ai pas connue." Dans
les premiers jours de 14, Adrien F, lieutenant du génie, est fauché par un éclat d'obus sur les bords de la Meuse. Défiguré, il est transporté au Val-de-Grâce où il séjournera cinq ans dans la
chambre des officiers. Au fil des amitiés qui s'y noueront, lui et ses camarades, malgré la privation brutale d'une part de leur identité, révéleront toute leur humanité. De cette épopée
dramatique, émouvante, mais drôle aussi parfois, on retiendra que des blessures naît aussi la grâce.
Mon avis :Malgré le sujet, quelle belle lecture ! C’est un coup de cœur comme le film qui lui rend bien hommage. Avec des mots simples mais profonds, Marc DUGAIN rend hommage à ces hommes
défigurés qui se retrouvent en marge de la société que ce soit pendant la guerre ou après. A travers les trois personnages principaux très différents les uns des autres, l’auteur nous montre le
courage de ces hommes, la force de l’amitié qui perdurera après le conflit. Cette amitié leur permettra de transcender leurs propres souffrances pour aller au devant des autres compagnons
d’infortune dont le moral flanche. Une belle leçon d’humanité que ce roman.
En aparté : Contrairement à beaucoup sur la blogosphère (je me fis au récent ‘tag’ qui a circulé) j’ai facilement la larme à l’œil que ce soit en lecture
ou avec les films, j’ai donc pleuré à la lecture de ce roman. Merci à Zazimuth qui m’a offert ce roman lors
que notre échange automnal que je vous présenterais le 11 Novembre.
Un nouveau cadavre est retrouvé à
Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un " truc bête et méchant " qui fait perdre son temps à la police... Des photos
pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la " cité des Jarres ", une abominable collection de bocaux renfermant des
organes...
Mon avis : J’ai découvert l’univers d’INDRIDASON, avec ‘la femme en vert’ son deuxième polar qui m’a remué et j’ai adhéré de
suite au personnage du Commissaire ERLENDUR et à l’univers de cet auteur. ‘La voix’ son troisième opus
m’avait toutefois quelque peu déçu. ‘La cité des jarres’ qui est donc le premier de la série est un cran au dessous du second, à mon humble avis, mais toutefois dans la même
veine. L’enquête en elle-même n’est pas spécialement originale mais elle est menée de manière judicieuse et lente comme dans la femme en vert. Cela donne une impression de
réalité. Quand on a lu les deux premiers opus, on sent chez INDRIDASON un besoin de revenir au passé ou dans le passé que ce soit au niveau de l’enquête ou dans l’enfance du commissaire par
exemple et cela me plait de faire le parallèle. Une bonne lecture même si à aujourd’hui mon préféré reste ‘la femme en vert’.
Né à Granite City, Illinois le 20 janvier 1945, écrivain américain.
Après des études en dramaturgie à Northwestern University et à la University of Iowa, et après divers petits boulots,
Robert rejoint Fairfield Publications avant de devenir rédacteur en chef de Energy User News. En 1969, il se retrouve au Vietnam dans les Services de renseignement et sert de traducteur après que
l'Armée lui eut payé des cours de langue ; expérience qui sera la base de beaucoup de ses écrits. Ses nouvelles sont publiées dans The New Yorker, Esquire, Harper's, The Athlantic Monthly, et
Zoetrope, le magazine de Francis Ford Coppola. Le premier de ses dix romans 'The Alleys of Eden' (1981) est suivi de 'Sun Dogs' (1982) et 'They Whisper' (1994). 'Mr Spaceman' (2000) est une sorte
de roman hybride constitué de quinze histoires. Son premier livre de nouvelles 'A Good Scent from a Strange Mountain' (1992) obtient le Prix Pulitzer en 1993 : quinze narrateurs fictifs y parlent
de la diaspora vietnamienne. Ses recueils ne sont pas un simple rassemblement de nouvelles isolées, mais sont liées les unes aux autres pour former un tout. En 1996, il publie un second recueil
'Tabloid Dreams'. Il a également publié un essai 'From where you Dream : The Process of Writing Fiction' (2005). L'oeuvre de Robert Olen Butler, souvent en monologue intérieur, explore
l'altérité, l'importance de la langue, les mémoires douloureuses et est un mélange inextricable de tragédie et de comédie, de culture pop et de 'haute' culture, drôle et déchirant tout en même
temps.
(Information prise sur EVENE)
Cet auteur est très peu présent sur la blogoboule de LCA.
J’ai longtemps hésité avant de vous proposer ce
roman en livre-voyageur car je prends le risque que certaines d’entre vous ne l’aime pas du tout ou même le déteste et là, je sais que mon petit cœur fragile va
saigner …Mais il se peut également que certaines l’aiment beaucoup. En tout les cas, j’aurais au moins tenté de faire découvrir un auteur peu connu parmi nous. Je sais que vous avez
toutes des PAL énormes mais ce livre ne fait que 195 pages ...
Si cette découverte vous tente, vous pouvez vous
inscrire dans les commentaires et me laisser vos coordonnées sur mon adresse mail qui est la suivante : anjelica_blog@yahoo.fr.
Pour revenir à ce
billet, vous pouvez cliquer sur le logo 'livre-voyageur' à gauche de mon blog.
Meghann Dontess est une avocate généreuse et combative, mais qui a fait le vide autour d'elle. A ses yeux, sa sœur Claire, avec qui elle n'a presque plus
aucune relation, est l'incarnation de la frivolité. Pourtant, l'espace d'un été, quand des hommes entrent dans leurs vies, Claire et Meghann vont comprendre que leurs différences peuvent aussi
les rapprocher. Elles vont surtout comprendre pourquoi, quand Claire avait neuf ans, Meghann avait été contrainte de s'éloigner d'elle. Un roman doux-amer, tendre et délicat, sur les liens
familiaux, les erreurs commises au nom de l'amour et le pouvoir apaisant des nouveaux départs
Mon avis : Suffira t’il d’un été afin de radoucir, de soigner quelques peu
ces blessures du passé qui nous pèsent et nous figent dans des comportements faussés ? Comment prendre ou reprendre sa vie et ses relations avec les autres en main, lorsqu’un parent
irresponsable et immature vous a laissé en total manque de confiance vis-à-vis des autres et surtout de l’amour ? Comment retrouver foi en soi et aux autres ? Les personnages de
ce roman que ce soit les deux sœurs ou tous les autres personnages sont bien campés et la romancière les fait évoluer petit à petit afin que le puzzle de toutes ces relations prenne forme.
Le roman se termine bien et j’ai apprécié car je ressentais de l’empathie pour ces deux sœurs et leur relation compliquée. Une très agréable lecture.
En aparté : J'ai pris ce roman à la médiathèque pour ma demoiselle mais elle n'était pas intéressée. Finalement c'est moi qui l'aie
lu.
On ne revient jamais sain et sauf de l'enfer. De retour d'Irak, où son tombés ses hommes, le lieutenant Charles
Acland ne voit plus la vie du même œil. A moitié amnésique, le visage marqué par un éclat d'obus, l'homme doux que ses amis connaissaient n'est plus qu'une plaie ouverte, violente. Des haines
coupables, des phobies nouvelles ternissent l'uniforme héroïque de miraculé qu'on voudrait lui passer. Aussi la police londonienne, complètement dépassée par une vague de meurtres homophobes,
voit-elle en cet être marginalisé, un tueur idéal. Toutes les victimes ne sont-elles pas d'anciens soldats gay, violés puis battus à mort ? Le profil colle à la perfection : humeur changeante,
terreur vis-à-vis de la sexualité, personnalité multiple... Le caméléon pourrait bien avoir pris, en Irak, la couleur du sang...
Mon avis : Pas de gore, ni de suspens haletant mais une fine analyse psychologique des personnages
et tout particulièrement de notre héros ‘Charles’. Une histoire actuelle très intéressante en particulier en ce qui concerne les séquelles d’après-guerre, qu’elles soient physiques ou
psychiques.
Charles est un personnage torturé. Torturé par l’image qu’il peut donner de lui de par sa nouvelle apparence
physique et également par la mort de deux de ces soldats dont il avait le commandement. Mais ‘Charles’ ne cache t’il pas d’autres tourments ? Pour le savoir, je vous conseille de lire ce
livre et de découvrir cette auteure dont je n’avais rien lu jusqu’à maintenant.
En aparté : Je remercie ‘Flo la
schroumphette’ qui m’a donné ce livre. Et un livre de moins dans ma PAL !
Vous pouvez lire l'avis de Nini sur 'Cuisine sanglante' de cette auteure.
Plus que le mortel ennui d'une vie répétitive, c'est
une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un
spectateur repu qui se refuserait à intervenir dans la pièce qui se joue, et qui pourtant parle de lui.
Voyageur en quête d'œufs de vers à soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son
village, d'effectuer une expédition "jusqu'au bout du monde". Or, en 1861, la fin du monde, c'est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c'est au
Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d'une femme mystérieuse.
À la fin du roman, plusieurs années se sont écoulées, qui ont paru un battement de cils raconté en
douceur par une voix neutre qui a fait défiler sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les séquences successives de cette vie impalpable traversée par des personnages d'ombre
subtile.
Mon avis :Un livre agréable qui se lit très vite. Il est construit avec des chapitres courts avec certains qui commencent par la même phrase, cela m’a
donné l’impression d’une berceuse.
Une histoire qui raconte en peu de pages, le fantasme auquel s’accroche cet homme afin de donner
une petite lumière à sa vie tranquille et monotone. Mais finalement, ce livre ne parle t’il pas d’un semblant de passion que l’on croit trouver ailleurs, alors que souvent l’amour et
le bonheur sont à notre porte ? Peut-être ce livre parle t’il de la difficulté de vivre passionnément nos amours ou notre amour de tous les jours ? Où alors faut-il justement un
fantasme ou des fantasmes pour transcender le quotidien ? Je vous le dis tout de suite, je n’ai pas la réponse …
Toutefois, même si ce fut une lecture sympathique dont le format ne m’a pas gêné, je ne comprends
pas l’engouement pour ce court roman. Je m’attendais à une histoire ou une écriture plus lumineuse.
Et une fois de plus, je joue mon vilain petit canard !
En aparté : Un livre de moins dans ma PAL et merci à Alice de Strasbourg qui me l’a
offert lors de l’un de mes tous mes premiers swaps.
Pour me laisser un message sur ma lecture en cours, merci de cliquer sur l'image.
Pas de participation au prochain opus du 01/11/09
Prochaine rencontre en Janvier 2010 Thème choisi collégialement : Un roman de Joyce Carol Oates
Je participe également
Je lirais sûrement : Une odeur de gingembre et le coeur cousu
11/11/09 Pour l'instant, j'ai prévu : la tâche de Philippe Roth (dans ma PAL)
& Gatsby le magnifique de Fitzgerald
Je lirais un titre mais je n'ai pas encore choisi lequel.
Que dîtes-vous ?