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Articles avec #ici on peut trouver de la poesie catégorie

2009-11-29T12:10:00+01:00

Les dimanches poétiques de Celsmoon: Les chevaliers cathares et encore quelques bougies en plus...

Publié par Anjelica
Dans cette ronde poétique instiguée par Celsmoon, j'ai choisi des textes de chansons. Cette semaine, ce sera un texte de Francis Cabrel mais qui ne fait pas parti des plus connus, mais moi, je l'aime bien et puis c'est un petit clin d'oeil à ma région et à son histoire.


Les chevaliers Cathares
Pleurent doucement
Au bord de l'autoroute
Quand le soir descend
Comme une dernière insulte
Comme un dernier tourment
Au milieu du tumulte
En robe de ciment

La fumée des voitures
Les cailloux des enfants
Les yeux sur les champs de torture
Et les poubelles devant
C'est quelqu'un du dessus de la Loire
Qui a du dessiner les plans
Il a oublié sur la robe
Les tâches de sang
On les a sculptés dans la pierre
Qui leur a cassé le corps
Le visage dans la poussière
De leur ancien trésor
Sur le grand panneau de lumière
Racontez aussi leurs morts
Les chevaliers Cathares
Y pensent encore
N'en déplaise à ceux qui décident
Du passé et du présent
Ils n'ont que sept siècles d'histoire
Ils sont toujours vivants
J'entends toujours le bruit des armes
Et je vois encore souvent
Des flammes qui lèchent des murs
Et des charniers géants

Francis Cabrel

Si vous souhaitez en découvrir plus sur ma région 'Midi-Pyrénées', je vous conseille cette très belle vidéo.

Et si vous êtes interréssées par l'histoire et les cathares, côté lecture, je vous conseille :

-Bélibaste d'Henri COUGAUD
-Quand le laurier reverdira de Paul-Alexis LADAME

YueYin, je pense que ces romans pourraient te plaire

En aparté : Aujourd'hui, mon grand garçon fête ces 24 ans !
Et comme je ne voulais pas faire de jaloux, voici la carte que je lui ai confectionné ...

Je l'ai réalisé dans du papier Gaïa collection 'Ado' et les chiffres ont été découpés dans du papier canson couleur orange, bordés et décorés d'étoiles dorées. J'ai rajouté une bulle transparente où j'ai noté 'Joyeux anniversaire'.




Et la photo 'dossier 2009' de cette soirée d'anniversaire




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2009-11-15T09:00:00+01:00

Cà n'arrive qu'aux autres de Michel Polnareff

Publié par Anjelica
Toujours dans le cadre des dimanches poétiques de Celsmoon, ma participation s'articule encore autour du thème de la chanson. Aujourd'hui un texte peu connu de Michel POLNAREFF qui fut la BO d'un film avec Catherine Deneuve et Marcello Mastrioanni.

La petite bête jouait au jardin
Et j'avais sa tête au creux de ma main
Un oiseau de plus
Un oiseau de moins
Tu sais, la différence c'est le chagrin

Il n'y a pas eu école ce matin
Il n'y aura plus d'enfance au jardin
Un oiseau de plus
Un oiseau de moins
Tu sais, la différence c'est le chagrin

La petite bête jouait au jardin
C'était une fête comme tous les matins
Un oiseau de toi
Un oiseau de moi
Venait ici manger dans notre main

Ça n'arrive qu'aux autres
Mais c'était le nôtre
Tu sais, la différence c'est le chagrin

Michel Polnareff


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2009-11-08T07:00:00+01:00

Les dimanches poétiques de Celsmoon: Samedi soir à Beyrouth

Publié par Anjelica
Toujours sur un texte de chanson et cette fois ci, je vous propose un autre des artistes que j'aime et que j'ai vu plusieurs fois en concert avec toujours beaucoup de plaisir.

Samedi Soir à Beyrouth


Samedi soir à Beyrouth
Femmes voilées, dévoilées
Blocus sur l'autoroute
Dans leurs voitures blindées
Samedi soir à Beyrouth
Univers séparés
Solitaires sous la voûte
Céleste, foudroyée

Moitié charnelle, moitié voilée
Bien trop lointaine, beaucoup trop près
Les cloches sonnent, les minarets
Voix monotones et chapelets
Soleil rutilant des vitrines
Désintégrées par la machine
Samedi soir à Beyrouth
Cicatrices fardées
Mystérieuse et farouche
Drôle et désespérée
Samedi soir à Beyrouth
Quels que soient les quartiers
Ne veut pas croire sans doute
A la guerre annoncée

Vie souterraine, presque emmurée
Comme une reine très courtisée
Moitié charnelle, moitié rêvée
Bien trop lointaine, beaucoup trop près
Les soleils pourpres, soleils voilés
Le fantôme de la liberté
Samedi soir à Beyrouth
La nuit s'est déchirée
Personne sur l'autoroute
Solitaire, foudroyée

Bernard Lavilliers.

Vous pouvez écouter l'album sur DEEZER, et la chanson juste en dessous. Je ne l'ai pas trouvé ni sur Youtube ni sur Dailymotion.


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2009-11-01T05:39:00+01:00

Les dimanches poétiques de Celsmoon : La chanson de Paul

Publié par Anjelica
Je continue sur ma lancée de textes de chansons pour alimenter ces dimanches poétiques de Celsmoon.

Cette fois-ci c'est un texte interprété par REGGIANI (que j'ai vu il y a bien longtemps en concert à l'Olympia) qui s'appelle 'la chanson de Paul', ce n'est pas la plus connue mais je l'aime beaucoup malgré mon aversion pour l'excès d'alcoolisation...


Ce soir, je bois !
Tu peux toujours éteindre la lampe
Et ta main blanche glissant sur la rampe
Monter jusqu'à ta chambre
Pour y chercher ton sommeil noir...
Moi, je reste en bas ce soir
Et je bois !
Oui, j'ai promis !
Oui, mais je bois quand même !
Va, je t'aime.
Va dans ta nuit...
Je bois...
Aux femmes qui ne m'ont pas aimé
Aux enfants que je n'ai pas eus
Mais à toi qui m'a bien voulu...
Je bois...
A ces maisons que j'ai quittées
Aux amis qui m'ont fait tomber
Mais à toi qui m'as embrassé...
Mais à toi qui m'as embrassé...

Ce soir-là
On sortait d'un cinéma
Il faisait mauvais temps
Dans la rue Vivienne
J'étais très élégant
J'avais ma canadienne
Toi tu avais ton manteau rouge
Et je revois ta bouche
Comme un fruit sous la pluie...
Comme un fruit sous la pluie...

Ce soir, je bois !
Heureusement, je ne suis jamais ivre.
Dors... Cette nuit, je vais écrire mon livre.
Il est temps, depuis l'temps.
C'est mon roman, c'est mon histoire !
Il y a des choses qu'on n'écrit
Que lorsqu'il est très tard,
Que lorsqu'il fait bien nuit...
Dors, je t'aime.
Dors dans ma vie...
Je bois...
Aux lettr's que je n'ai pas écrites,
A des salauds qui les méritent
Mais je n'sais plus où ils habitent...
Je bois...
A toutes les idées que j'ai eues.
Je bois aussi dès qu'ils m'ont eu
Mais à toi qui m'a défendu,
Mais à toi qui m'a défendu...

Ce jour-là,
Dans un café du quinzième,
Tu m'avais dit : "je t'aime"
Je n'écoutais pas.
Y avait toute une équipe.
On parlait politique.
Je m'suis battu avec un type
Et tu m'as emmené
Comme un enfant blessé,
Comme un enfant blessé...

Je bois...
Au combat que tu as mené
Pour m'emmener loin de la fête.
Ce soir, je bois à ta défaite.
Je bois...
Au temps passé à te maudire,
A te faire rire, à te chérir,
Au temps passé à te vieillir.
Je bois...
Aux femmes qui ne m'ont pas aimé,
Aux enfants que je n'ai pas eus
Mais à toi qui m'a bien voulu,
Mais à toi qui m'a bien voulu...

Et voici l'extrait en musique

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2009-10-25T09:00:00+01:00

Les feuilles mortes de Prévert

Publié par Anjelica
Dans le cadre des dimanches poétiques de Celsmoon, j'ai décidé de continuer d'y participer mais en prenant des textes de chansons. Je les accompagnerais de la version chantée, si je la trouve.

Je commence par 'les feuilles mortes' de Prévert, je ne suis pas originale sur ce coup mais j'aime beaucoup ce texte et puis il se prête avec la saison.


)Les feuilles mortes

( paroles Jacques Prévert - musique J. Kosma )

Oh ! Je voudrais tant que tu te souviennes,

Des jours heureux où nous étions amis,

En ce temps-là, la vie était plus belle,

Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Tu vois, je n'ai pas oublié,

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Les souvenirs et les regrets aussi,

 

Et le vent du Nord les emporte

Dans la nuit froide de l'oubli,

Tu vois, je n'ai pas oublié

La chanson que tu me chantais

 

C'est une chanson

Qui nous ressemble,

Toi, tu m'aimais,

Et je t'aimais,

Et nous vivions

Tous deux ensemble,

Toi, qui m'aimais,

Moi qui t'aimais

 

Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,

Tout doucement, sans faire de bruit,

Et la mer efface sur le sable

Les pas des amants désunis

 

C'est une chanson

Qui nous ressemble,

Toi, tu m'aimais,

Et je t'aimais,

Et nous vivions

Tous deux ensemble,

Toi, tu qui m'aimais,

Moi qui t'aimais

 

Mais la vie sépare ceux qui s'aiment,

Tout doucement, sans faire de bruit,

Et la mer efface sur le sable

Les pas des amants désunis

En version musicale :

Tout d'abord, bien-sûr : Yves Montand


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2009-10-04T08:00:00+02:00

Les dimanches poétiques de Celsmoon : L'automne

Publié par Anjelica

A l'initiative de Celsmoon, voici ma participation pour ce dimanche


Rêves d'Automne

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui
Je me retourne encore et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ;
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ;
Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.


Alphonse de Lamartine

 


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2009-08-30T08:00:00+02:00

Les larmes se ressemblent : Louis Aragon

Publié par Anjelica

Suite à une idée de CELSMON, voici ma participation aux dimanches poétiques

 

 

Les larmes se ressemblent

 

Dans le ciel gris des anges de faïence

Dans le ciel gris des sanglots étouffés

Il me souvient de ces jours de Mayence

Dans le Rhin noir pleuraient des filles-fées

 

On trouvait parfois au fond des ruelles

Un soldat tué d'un coup de couteau

On trouvait parfois cette paix cruelle

Malgré le jeune vin blanc des coteaux

 

J'ai bu l'alcool transparent des cerises

J'ai bu les serments échangés tout bas

Qu'ils étaient beaux les palais les églises

J'avais vingt ans Je ne comprenais pas

 

Qu'est-ce que je savais de la défaite

Quand ton pays est amour défendu

Quand il te faut la voix des faux-prophètes

Pour redonner vie à l'espoir perdu

 

Il me souvient de chansons qui m'émurent

Il me souvient des signes à la craie

Qu'on découvrait au matin sur les murs

Sans en pouvoir déchiffrer les secrets

 

Qui peut dire où la mémoire commence

Qui peut dire où le temps présent finit

Où le passé rejoindra la romance

Où le malheur n'est qu'un papier jauni

 

Comme l'enfant surprit parmi ses rêves

Les regards bleus des vaincus sont gênants

Le pas des pelotons à la relève

Faisait frémir le silence rhénan

 


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2008-09-19T11:40:00+02:00

Je chante pour passer le temps

Publié par Anjelica
JE CHANTE POUR PASSER LE TEMPS

Je chante pour passer le temps
Petit qu'il me reste de vivre
Comme on dessine sur le givre
Comme on se fait le coeur content
A lancer cailloux sur l'étang
Je chante pour passer le temps

J'ai vévu le jour des merveilles
Vous et moi souvenez-vous-en
Et j'ai franchi le mur des ans
Des miracles plein les oreilles
Notre univers n'est plus pareil
J'ai vécu le jour des merveilles

Allons que ces doigts se dénouent
Comme le front d'avec la gloire
Nos yeux furent premiers à voir
Les nuages plus bas que nous
Et l'alouette à nos genoux
Allons que ces doigts se dénouent

Nous avons fait des clairs de lune
Pour nos palais et nos statues
Qu'importe à présent qu'on nous tue
Les nuits tomberont une à une
La Chine s'est mise en Commune
Nous avons fait des clairs de lune

Et j'en dirais et j'en dirais
Tant fut cette vie aventure
Où l'homme a pris grandeur nature
Sa voix par-dessus les forêts
Les monts les mers et les secrets
Et j'en dirais et j'en dirais

Oui pour passer le temps je chante
Au violon s'use l'archet
La pierre au jeu des ricochets
Et que mon amour est touchante
Près de moi dans l'ombre penchante
Oui pour passer le temps je chante

Je passe le temps en chantant
Je chante pour passer le temps 

Louis Aragon

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